Elisa de Lahaye Malemort

Nombre de messages: 5 Localisation: Partout, ici, ailleurs ? Emploi/loisirs: Nectar, pollen, ... Humeur: Nyctinastie Date d'inscription: 16/05/2010
 | Sujet: Plutôt souffrir que mourir... Lun 24 Oct - 19:17 | |
| Ou mourir que souffrir....
Une chevauchée, longue, un nuage de poussière derrière elle, des cris pour faire avancer le cavale plus rapidement, des larmes inondant ses jours. Des larmes se mêlant à la terre, laissant un tracer sur les joues de la princesse... Qui aurait cru d'ailleurs qu'elle fut une Princesse de France... Qui aurait cru en la voyant ainsi ? Ses jupons déchirés par les broussailles, ses cheveux emmêles et remplis de terre et de poussière. Sa peau pourtant si douce devenue sèche par la saleté des routes. Sa capuche cachait son visage, elle était en Anjou, elle ne voulait pas être vu... Elle ne voulait surtout pas être vu dans cet état... Et pourtant, elle voulait le rejoindre lui. Elle voulait retrouver ses bras, vite... Si vite...
Elle voulait se sentir dans ses bras, se retrouver en sécurité contre son corps toujours si chaud. Elle voulait sentir ses lèvres embrasser son visage, sans gêne. Elle voulait entendre sa voix qui la rassure, par ses mots que seul lui sait trouver. En bref, elle le voulait simplement lui, contre elle. Juste lui, pour quelques heures, rien qu'eux pour reprendre des forces. Rien qu'eux pour qu'il lui donne envie de rester ici bas.
La chevauchée est rapide, les rosiers arrivent enfin, les grilles sont passées, le garde est snobé. Elle galope jusqu'à arriver devant la porte du domaine... Les Rosiers... Les fameux Rosiers... Elle pose enfin un pied au sol, le garde arrive en courant, la princesse Malemort lui tourne le dos, montant rapidement les marches du parvis, tambourinant contre la porte.
Killiiiiiiiiiiiiiiii, Killiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ouvrez moi, je vous en prie, ouvrez-moi Killijo !
Sa capuche cachait toujours son visage afin de ne pas être reconnu, elle ne voulait avoir a faire qu'à lui, et le garde arrivait bien trop dangereusement vers elle. Elle l'observait en coin, prête à le remettre à sa place. Elle n'était pas belle à voir, on aurait pu croire à une vagabonde. |
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